Arrivée à Calcutta, un paradoxe entre le sublime et le chaotique !

Après près de 2 jours de voyage, nous attérissons à Calcutta et sommes rapidement plongés dans l'effervescence de cette ville. Les bruits, les odeurs et les couleurs nous envahissent et font disparaître tous nos repères. Les nombreuses ruelles de la ville sont animées de jour comme de nuit et parcourues par des flots de voitures et bus d'une autre époque, ainsi que par des guirlandes de taxis jaunes et de touc-toucs (pousse-pousse).

un touc touc ou pousse pousse

A bord de l'un d'eux, comme une aiguille dans une botte de foin, nous retrouvons la maison de Neela, une amie indienne chez qui nous passons nos premiers jours. Nous logeons au premier étage d'une grande bâtisse verte avec d'autres voyageurs venus étudier la culture bengalaise ou réalisant divers projets artistiques.

neela et romain a l'alliance française

Nous passons nos premières journées à tenter de nous repérer dans cette immense ville qui nous est complètement inconnue. Nous engrangeons de nombreuses images et ouvrons les yeux sur un endroit où le luxe côtoie la misère. En marchant dans les rues, quelques regards se dirigent vers nous et certains indiens orientent habilement la discussion sur notre prote-feuille. Pas évident de se fondre dans la masse lorsqu'on est européen ! Nous poursuivons notre route et découvrons les premières effluves de cuisines de rues. Les trottoirs sont réquisitionnés par les petits commerçants de nourriture, les cireurs de chaussures ou encore les coiffeurs. Un joyeux mélange !

Côté FOURCHETTE

chana batora et paw bhaji

Nous préférons pousser la porte de petits restaurants. Nous goûtons ainsi aux plats végétariens typiques du coin. Ils sont à base de riz ou de « crêpes » contenant des pommes de terres épicées ou des petits légumes cuits. Les épices sont nombreuses et explosent dans notre palais. Nous dégustons aussi un yaourt doux traditionnel qui demande apparemment un grand temps de préparation. Nous ne manquons pas bien sûr de boire du massala chai !

romain mange un bazooka

Côté FOURCHE

Nous avons fait la rencontre d'un libraire en plein cœur de Calcutta qui s'intéresse depuis 30 ans à l'agriculture dénuée de produits chimiques. Il a initié un mouvement d'un groupe pour que des producteurs bios viennent livrer chaque semaine leurs légumes en ville. Ils se trouvent à 3H d'ici ! Il a aussi réussi à acheter des terres avec des proches (quelques ares seulement mais c'est déjà beaucoup en Inde!) conduites en agriculture naturelle. Sa philosophie est de laisser faire la nature et de n'intervenir qu'au moment de la collecte. Il entretient donc une « forest-food ».

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  • De l'agriculture biologique en milieu urbain avec M. Katayanagi

    Nous avons fait la rencontre d'un agriculteur soucieux de recréer du lien avec les consommateurs et de préserver l'environnement. Notre interview s'est déroulée sur le temps de la confection de beaux paniers de légumes par les consommateurs eux-mêmes. De nouvelles belles initiatives sociales et agricoles que l'on peut prendre en modèle !

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