Du lait néozélandais : En veux-tu ? En voilà !

Après quelques jours dans la capitale, nous sommes de retour en campagne, près d’Otaki, une petite ville au Nord de Wellington. Nous poursuivons nos expériences de woofing chez une véritable famille de kiwis. John et Phelipa, alias Pip, ont trois grands garçons et seul le dernier vit encore à la maison. Mais les deux autres ne sont pas loin … Ce sont les voisins !

John et Pip sont éleveurs de vaches laitières. Et nos yeux sont restés grands ouverts lorsqu’on a appris qu’ils pouvaient traire près de 300 vaches en pleine saison ! Cette taille de troupeau est en fait proche de la moyenne des cheptels du pays.

Le troupeau est composé de deux races, Jersiaise et Frigen. La Jersiaise, d’origine anglo-normande, est reconnaissable à sa robe fauve et ses yeux de biche (une de nos races bovines préférée !). Ils l’ont choisi pour la qualité et la richesse de son lait. C’est aussi une race assez rustique.
La Frigen, de petit format et à la robe similaire à l’Holstein, a été sélectionnée pour son aptitude à produire beaucoup de lait. Ils disposent aussi de croisées dans le troupeau.

Ne cherchez pas d’étable sur la ferme, il n’y en a pas ! Les éleveurs disposent uniquement de petites cases pour éventuellement élever quelques veaux. La totalité du troupeau est conduite au pâturage sur 200 hectares toute l’année. Le climat néozélandais assure une pousse de l’herbe en abondance tout au long de l’année. 90 % du territoire agricole du pays est d’ailleurs consacré aux pâturages.

La traite a lieu deux fois par jour. Les vaches sont conduites dans une aire d’attente extérieure puis vers deux quais qui entourent la fosse où se trouve le trayeur.
Le lait nous avait tellement manqué en Asie que nous ne nous privons pas d’en boire un grand bol chaque matin en Nouvelle-Zélande ! Ce pays est le premier exportateur mondial de produits laitiers (essentiellement vers l’Australie et les pays d’Asie). La production laitière s’est imposée depuis trente ans comme la plus rentable. La collecte du lait est assurée à 90 % par une seule coopérative nommée Fonterra. Les cheptels bovins ne cessent de croître et le pays se place au 8ème rang mondial en tant que producteur de lait.

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